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Poivrons à l’huile

POIVRONS ROUGES À L’HUILE

Aquarelle « La Maison Flottante Angers »

Joli dessin coloré, de la « Maison Flottante », qui me rappelle « La Cloche d’Or », un resto rustique ouvert la nuit à Pigalle, créé par le papa de Jeanne Moreau, oui l’actrice, et maraine du festival cinéphile « Premiers Plans »!
…Et à toute heure de la nuit on pouvait y manger ces fameux poivrons marinés, ils étaient sur la carte toute l’année. Après cette anecdote où j’ai gouté la première fois cette marinade, passons vite à la recette qui est simplissime.
Aldentissimo

Temps de préparation : 40 min / Temps de cuisson : 30 min
À préparer la veille

—- pour 4 personnes —-

3 poivrons rouge – 3 poivrons jaunes
1 tête d’ail nouveau – 3 dl d’huile d’olive
1 citron vert – sel, poivre

1. Posez les 6 poivrons sur la tôle du four et glissez-la sous le grill du four chaud

2. Laissez-les cuire 10 minutes en les retournant de temps à autre, jusqu’à ce que la peau éclate et noircisse. Sortez-les du four et laissez tiédir.

3. Pelez les gousses d’ail, émincez-les en fines lamelles. Pelez les poivrons, ouvrez-les en deux, retirez les pédoncules et épinez-les soigneusement. Coupez les poivrons en lanières et placez-les dans un plat ou terrine, en recouvrant chaque couche de lanières de quelques lamelles d’ail. Salez et poivrez régulièrement. Recouvrez-les d’huile d’olive, du jus de citron vert, posez un couvercle et laissez mariner si possible une journée entière.

4. Servez bien frais avec du pain grillé.

Palet de Poulet à l’Avocat

SPEAK ENGLISH AVEC KEYLA DANS LES CUISINES D’ANGERS

1 heure de temps, pour converser en anglais à Angers, en compagnie de KEYLA. Le sujet? La cuisine bien sûr mais pas seulement; La vie, les saveurs, le parcours des participants et de la maitresse de l’atelier…
Un délicieux moment vraiment fun autour d’une recette simple, fraîche, de saison, et pour le coup, le diner est prêt en rentrant à la maison.
L’été ce sont les vacances, mais ce fantastic moment reprend à la rentrée septembre 2017

site web l’atelier gourmand Angers >>>…

Palet de Poulet à l’Avocat

Rubans de légumes croquants

Les ingrédients

Avocat(s) : 0,5 unité(s)
Poulet filet : 100g
Citron(s) vert(s) : 0,5 unité(s)
Coriandre fraîche : 3 brin(s)
Cumin : 1 pincée(s)
Oeufs : 0,5 unité(s)
Ail : 1 gousse(s)
Chapelure : 1 c. à soupe

– – pour 1 personne – –

Préparation : 25mn / Cuisson : 10mn

Hachez le poulet.
Taillez l’avocat en cubes d’1 cm de côté.
Pelez et hachez l’ail.
Hachez le coriandre.
Mêler l’ensemble des ingrédients avec le jus du citron vert.
Assaisonnez en sel en poivre ou piment.

Façonnez trois ou quatre palets.
Poêlez-les, dans un peu de matière grasse, de chaque côté en les aplatissant légèrement.

Les légumes

Carotte(s) : 75 g
Courgette : 75 g
radis : 4 unités

Taillez en fines bandes, la carotte, la courgette et les radis.
Servez les palets au poulet avec les légumes.

Légumes Tièdes à la vinaigrette

LÉGUMES TIÈDES À LA VINAIGRETTE

Photos: Nicolas Bruant -/- Ma Cuisine, Gérard Depardieu

*** Anjou Juin 2017 – Après une épique semaine bien sympathique à 38°, nous renfilons les chandails du maraicher, fait pas chaud, n’est-ce-pas?
Dans son bouquin « ma cuisine » Notre GéGé du Maine et Loire nous propose une agréable recette de légumes, servie tiède, bien détendue et en toute simplicité.

Temps de préparation : 15 min / Temps de cuisson : 15 min
Texte: Karen Howes

—- pour 4 personnes —-

4 artichauts – 8 asperges vertes – 1 poivron rouge
1 petite botte de carottes nouvelles – 8 petites pommes
de terre rattes – 100 g de girolles – 100 g de fèves écossées

le jus de 1/2 citron – 4 cuill. à soupe d’huile d’olive
sel, poivre du moulin

1. Lavez tous les légumes et épluchez-les. Coupez les artichauts en deux, pelez les carottes et les pommes de terre et détaillez le poivron en grosses lanières. Retirez le bout terreux des girolles et séchez-les dans du papier absorbant.

2. Faites-les cuire dans un cuit-vapeur pendant 15 minutes.

3. Préparez la vinaigrette : émulsionnez l’huile avec le jus de citron, salez, poivrez.

4. Lorsque les légumes sont cuits mais encore légèrement croquants, mettez-les dans un grand saladier – si certain ne sont pas cuits, poursuivez la cuisson pendant 5 minutes -, recouvrez-les de la vinaigrette et servez immédiatement.

SABLÉS D’ANGERS

SABLÉS D’ANGERS

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Nous avons retrouvé cette recette de petits fours rétro, élaborée par Lucien Tibier, chef de cuisine au palais de l’Élysée au début des années 50.
Interpellés par l’appellation « SABLÉS D’ANGERS » , nous avons réalisé cette patisserie , et nous sommes heureux de partager la recette avec vous, sur le site du marché.

Préparation: 1 heure.
Cuisson: 20 minutes
180 g de farine – – 180 g de beurre – – 60 g de sucre glace — cerises confites — angélique — parfum au choix.

Bien travailler ensemble le beurre, la farine, le sucre glace ; coucher à la poche comme un macaron ; mettre un losange d’angélique sur une demi-cerise confite ; cuire à four doux. Parfumer la pâte à la vanille ou au citron.

conseils du marché : à la sortie du four, laissez refroidir et entreposez les petits-fours dans un endroit sec et frais pendant 72 heures
Nous avons choisi de parfumer la pâte, comme le recommande le Chef Tibier, avec un zeste de citron BIO du marché, haché très fin

Référence de la recette : « SABLÉS D’ANGERS » par M. TIBIER / Curnonsky Larouse édition 1953

60 ans de marché pour Michèle, Martine et René

60 ans de marché pour Michèle, Martine et René

Clotilde GERAULT et Ariane QUIGNON
Une petite entreprise familiale au coeur du marché de Belle-Beille a plié boutique. Au grand regret de ses clients.
« Merci pour toutes ces années… Vous allez nous manquer. » Un livre d’or rempli de mots chaleureux est posé sur les cagettes de tomates. Michèle Barrault, son fils René et sa femme Martine sont pour la dernière fois derrière leur étal. Un dernier jour chargé en émotion pour cette famille de primeurs, présente depuis 60 ans et deux générations sur le marché de Belle-Beille.
Une page qui se tourne dans l’histoire familiale
Michèle, 87 ans, travaille sur ce marché de plein vent depuis sa création en 1955. Plusieurs générations de clients lui ont acheté des fruits et légumes. Certains viennent même lui présenter leurs enfants et petits-enfants. « Ma mère est présente pour le plaisir, pour échanger avec les habitants du quartier », dit René en souriant. Il a naturellement pris la suite après l’avoir secondée pendant des années. Cet ancien agriculteur a arrêté la production, tout en continuant la vente sur le marché avec son épouse. Une tradition agricole qui date de l’arrivée de ses grands-parents dans la région en 1947 ; par des temps difficiles, ils avaient débuté avec l’agriculture de subsistance.

René a 61 ans, comme le quartier dans lequel il a grandi et habite encore aujourd’hui. Belle-Beille a évolué, son métier aussi : « Nous avons connu l’expansion des grandes surfaces, avec ses conséquences pour les primeurs. »

Son départ à la retraite marque les habitants du quartier, qui expriment leur attachement à ce marché de proximité. Une ambiance de quartier primordiale pour cette entreprise familiale : « La solidarité et le contact humain sont essentiels. »

L’entraide entre les commerçants favorise ainsi la convivialité, dans un esprit de marché de village. Selon un client fidèle depuis 45 ans, c’est une « figure du quartier » qui s’en va. « Même après avoir déménagé, je retourne sur ce marché tous les vendredis. » Mais pas question de s’ennuyer après ce départ à la retraite. C’est l’occasion de profiter de leurs filles et de leurs petits-enfants. Le marché continuera à vivre. De nouveaux primeurs sont déjà prêts à prendre le relais sur la place Marcel-Vigne.

PORTRAIT – Michelle Barrault par François Lacroix

Le dernier marché de Michelle

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François LACROIX
francois.lacroix@courrier-ouest.com
Vendredi prochain, elle se rendra sur le marché de Belle-Beille.Elle empruntera le chemin de la Croix-Pelette comme tous les vendredis matins depuis… 61 ans. Et çà monte monte… »C’est que j’habite dans le bas du quartier », dit Michelle Barrault en souriant.
Ce ne sera toutefois pas un vendredi comme les autres. Pas un vendredi avec un tablier sur le dos, un petit calepin et un petit crayon de bois à la main. Un vendredi à ôter la queue des artichauts pour qu’ils prennent moins de place dans le panier de Madame Cailleau. Ce ne sera pas un vendredi à noter les emplettes au fur et à mesure pour ne rien oublier. Un vendredi à demander de la monnaie avec le sourire, »et c’est pas grave s’il vous manque trois centimes » Ce ne sera pas un vendredi à blaguer avec les clients, à parler de la pluie et du beau temps, à demander des nouvelles des enfants et des petits enfants qu’elle a vu grandir. Pas un vendredi à choisir les beaux fruits et les beaux légumes pour une clientèle très fidèle.
« Il y a toujours eu une bonne ambiance entre les commerçants sur ce marché et je crois que la clientèle le ressent », explique l’octogénaire aux cheveux blancs.
Surtout pas de calculette pour la note
Vendredi prochain, Michelle Barrault se rendra sur le marché de Belle Beille parce qu’on ne tire pas d’un trait sur une vie de marchande d’un simple revers de la main. Même joliment policée par le temps.
Michelle Barrault a 87 ans mais elle en fait quinze de moins. »Le marché ça conserve. On est obligé d’être dynamique », dit Martine sa belle-fille, entre deux clients sur le stand familial de la place Marcel Vigne. Il fait beau. C’est le début de l’été. C’est le dernier jour du marché de mamie Barrault. Et elle n’a pas prévu de se servir d’une calculette. Elle a toujours fait ses aditions elle-même.
Elle a aussi longtemps boudé la balance électronique. A son domicile, Michelle Barrault a d’ailleurs conservé deux anciennes balances à poids avec des plateaux en cuivre. Elles ont servi avenue Notre-Dame du Lac puis place Dauversière où était installé le grand marché de Belle Beille dans les années 70. « çà c’était un marché. Il y avait quatre ou cinq rangées de commerçants. C’était autre chose. Mais c’était avant. Avant l’apparition des grandes surfaces » regrette Michelle Barrault. « On a prévu les mouchoirs pour la fin de la matinée » lance René, son fils. A 61 ans, lui aussi tire sa révérence. Lui aussi vit son dernier marché. Il avait pris la succession de ses parents en 1991 et produisait encore il y a peu des plants et des légumes sur 3000m² de champ près du stade du lac de Maine. Un peu triste, il a commencé à démonter les tunnels qui abritaient sa production. Le marché de Belle Beille va manquer à la famille Barrault. L’inverse également.